Sur la folie d’aimer

un monologue après M. D’Arcy I Elle est comme les nuages de la nuit. Mais, hélas, pourquoi fais-je ces comparaisons niaises, pourquoi suis-je incapable de dire que je l’aime et qu’elle m’aime. Ô l’amour, la joie, la jeunesse : ô les choses inébranlables, les choses indifférentes au monde ! II Mardi. Je suis à Paris pour la deuxième fois. Mais maintenant, c’est une autre Paris, qui ne … Continue reading Sur la folie d’aimer

Le Pays des pommiers

Conte de Bienvenido Santos. Traduit en français par Roel Christian Yambao. C’était octobre quand j’arrivai à Kalamazoo et la guerre était toujours là. Des étoiles d’or et d’argent pendaient sur les fanions au-dessus des fenêtres des maisons blanches et rouges. Dans un arrière-cour un vieillard brûla des feuilles mortes et des brindilles pendant qu’une femme aux cheveux gris s’assit sur la porche, ses mains rouges … Continue reading Le Pays des pommiers

Traductions après Nitchès

d’un manuscrit de M. M. Loeb Première partie Il y a des gens qui s’appellent « philosophes professionels ». Je dis : on ne doit que penser. Nitchès a écrit (au moins je l’ai lu) que l’université est morte : que ses écoliers l’ont tuée : qu’enseigner la philosophie est la trahir. Le premier, c’est de définir des mots. Qu’est-ce que le bon, qu’est-ce que le mal ? Est-ce qu’ils ne … Continue reading Traductions après Nitchès